Henry François de Lanux

Henry François de Lanux est le fils aîné du couple Jean Baptiste de Lanux et Magdelaine Philippon, il est né vers 1670, certainement à Paris.

Le 9 février 1700, il reçoit de son père, en dot de son futur mariage, la charge de Valet de Chambre Ordinaire de madame la Dauphine, Duchesse de Bourgogne, Marie Adélaïde de Savoie. La charge est estimée à 8000 livres.

Il épouse le 1er mai 1701 à Paris, Marguerite Pricqué, fille de Jean Pricqué, ancien secrétaire général de l’Artillerie de France, et de Marie Madeleine Cognian de Romény (Personnes présentes au mariage).

A cette époque il habitait rue Neuve Saint Honoré, paroisse St Roch, et reçut en dot différents biens, notamment sa charge de valet de chambre de la duchesse de Bourgogne, prisée 8000 livres, la moitié en copropriété d’une maison place et jardin, sise à Paris rue des Poissonniers, prisée 10000 livres, des étaux à boucherie et marché, sis à Paris hors l’ancienne porte Saint Michel, prisés 3000 livres, une rente sur les aides et gabelle de France, dont le principal s’élevait à 600 livres, une maison sise au Pecq sous Saint Germain en Laye, prisée 800 livres et différentes rentes en provenance de vignerons, soit au total une dot estimée à 32000 livres.

Son épouse lui apporta une dot estimée à 24000 livres dont 20000 livres en rente et argent comptant et 4000 livres représentant quatre années d’hébergement chez les parents de son épouse. A compter de son mariage, il vivra chez ses beaux- parents, rue des Petits Champs à Paris, paroisse Saint Roch, jusqu’au décès de ceux-ci.

Du mariage avec Marguerite Priqué, naîtront au moins 3 enfants :

Ses trois enfants naquirent rue neuve des petits Champs, paroisse Saint Roch à Paris et furent baptisés dans cette paroisse.

Château des Radrets

Le 2 octobre 1727, son épouse, Marguerite Pricqué, décède au château des Radrets qui appartenait au marquis de la Poupelinière, alors ami et débiteur de Henry François de Lanux. Elle fût inhumée le lendemain dans l’église St. Martin à Sargé sur Braye. Lors de son inhumation, son époux n’était pas présent, les seuls témoins cités furent : monsieur Le Tourneur, curé de St. Martin, et Monsieur de Coutance, second curé de la paroisse.

A la suite du décès de son épouse, il fut établi un inventaire de la succession et il décida de partager les biens de sa femme entre ses trois enfants. Pour ce faire, le 27 mai 1729, il constitue pour son procureur général, pour le représenter pour la succession : Messire Charles Mossaron, agent des affaires du Grand Duc de Toscane (MC/ET/XVI/678, Étude de Maître SAINFRAY).

Par cette transaction, Henry François de Lanux remet à ses enfants, tous les biens qui ont appartenu à leur mère, Marguerite Priqué, ainsi qu’une partie des biens de la communauté et de ses biens propres, moyennant une rente annuelle à vie de 1000 livres à lui verser par chacun de ses enfants.

Ses deux filles, iront vivre au Château de la Tour du Breuil, chez leur tante maternelle, Madeleine Priqué épouse de Jean Claude Hilarion Huet, où elles resteront jusqu’au mariage de Marie Anne Marguerite de Lanux en 1733.

Sa fille cadette, Olympe Marie Josèphe de Lanux, présente au mariage de sa sœur, restera au château de Fins où elle décédera.

A cette époque, il résidait alors à Paris au 27 rue Richelieu.

A partir de 1712 et jusqu’en 1737, il sera valet de chambre ordinaire auprès de Mme Marie Leszczynska, Princesse de Pologne, femme de Louis XV, Reine de France.

Il vend sa charge de Valet de Chambre Ordinaire le 23 février 1737 à M. Mongron.

Depuis 1727, il vit à Ablis-en-Beauce auprès de Catherine de Metz. Dans son testament, il souhaite être enterré au côté de cette dernière, décédée le 28 août 1733.

Au cours de son existence, il avait acquis un certain nombre de biens, notamment des fermes en Brie : la ferme de Préboury en Brie, située près de la Ferté-Gaucher (Seine et Marne) dont il percevait une redevance de 250 livres par an (fermier M. Granier) et une ferme à la Chapelle de Véronge, située dans la paroisse de Véronge en Brie, (aujourd’hui La Chapelle-Moultis) également prés de la Ferté-Gaucher et dont il percevait 120 livres par an (fermier M. Antoine Perrain). Cette ferme existait toujours en 2000 et la route y menant possède un panneau « Véronge » sur la CD 15.

Il est à noter que le mot Véronge apparaît accolé à celui de Lanux chez certains de ses descendants (comme pour le musicien Paul Véronge de Lanux).

Le 12 novembre 1737 à 6 heures de relevé, Messire Charles Mossaron comparaît devant le Lieutenant Civil du Châtelet, M. Jérôme d’Argouges, pour signaler que le même jour à deux heures de l’après midi, le laquais de feu M. de Lanux lui avait remis, en présence du Baron de La Marche et de M. Lemort, bourgeois de Paris, un paquet contenant le testament olographe d’Henry François de Lanux (côte : AN/ET/XCVI/328).

Henry François de Lanux est décédé le 12 novembre 1737 à 10 heures du matin, à Paris, à l’Hôtel de Landie, rue des Bons Enfants, paroisse Saint Eustache, où il était logé depuis un mois en appartement au fond de la cour au 1er étage. Il était entouré par les sieur et dame de La Marche et demoiselle de Lanux. Il avait quitté le bourg d’ Ablis-en-Beauce où il était en pension chez les sieur et dame Roger Dardinay, accompagné de son fidèle serviteur Gilles le Bout. Son fils, Jean Baptiste François de Lanux, se trouvait alors à l’isle Bourbon (Île de la Réunion).

Le 18 novembre 1737, il fut fait un inventaire de la succession de Henry François de Lanux, par Maître d’Aoust, notaire au châtelet de Paris (côte : AN/ET/XCVI/328). Son fils, Jean Baptiste François de Lanux, ne viendra pas en France à cette occasion et se fera représenter par Antoine Lemort, bourgeois de Paris. Par contre, ses deux filles furent présentes à cet inventaire.

Il semblerait que ses filles n’aient pas été en accord avec son testament et à la lecture de celui-ci, elles se réservent de se pourvoir éventuellement. La prisée le l’inventaire a été faite par monsieur Charles Simon, huissier commissaire priseur au Châtelet de Paris. Une partie de cet inventaire a été fait chez M. de Ravetanges, rue Thérèse à Paris, chez qui Henry François de Lanux avait fait porter une partie de ses effets avant son départ d’Ablis.

Lors de cet inventaire, Jean Baptiste François de Lanux, revendique notamment une tapisserie de haute lisse à personnages provenant d’un don que lui avait fait son oncle, l’abbé de Lanux. Par ailleurs, il devait se trouver dans cet inventaire, une valise dans les cordons de laquelle devait se trouver d’autres instructions concernant la succession du défunt. D’après Gilles le Bout, cette valise a été inventoriée parmi les effets se trouvant chez le sieur de Ravetanges et avait été achetée environ six mois avant son décès. Il est fait état par ailleurs de deux portraits de Jean Pricqué, grand-père des enfants de Lanux et de leur tante, religieuse carmélite.

Nous n’avons pu retrouver le partage de la succession qui a du se faire quelques mois plus tard et notamment savoir ce qu’il est advenu des terres et fermes qu’Henry François de Lanux possédait et dont il parle dans son testament.

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