Pierre de Lanux, un diplomate.

Pierre Combret de Lanux

Pierre André Véronge de Lanux (dit Pierre de Lanux ou Pierre Combret de Lanux) est né le 1er août 1887 à Paris (14ème). Il est le fils de Raymond Jacques Pierre Combret et de Anaïs-Jeanne Véronge de Lanux. Il fut écrivain, diplomate et enseignant.

Sa naissance semble avoir été mouvementée. En effet, les différentes annotations sur son acte de naissance semble indiquer que ses parents avaient consommé le mariage avant les noces.

Il est d’abord déclaré le 3 août 1887 sans père et mère connus ! Puis, le 21 août 1887, il est reconnu par son oncle Paul Véronge de Lanux. Le 5 novembre 1887, Raymond Jacques Pierre Combret, son père biologique, finit par le reconnaître. Et le 12 septembre 1889, sa mère le reconnait après son mariage.

Il obtient son baccalauréat en 1904 à Paris. Il effectue son service militaire au 39ème régiment d’infanterie (Rouen, Seine Maritime) de 1908 à 1909 (réformé en mai 1909).

A partir de mai 1909 et jusqu’en Janvier 1912, il sera Secrétaire de la Nouvelle Revue Française créée en Novembre 1908 par Charles-Louis Philippe, Jean Schlumberger, Marcel Drouin, Jacques Copeau, André Ruyters, Henri Ghéon et André Gide.

Durant la première guerre mondiale, il sera au service de la Croix-Rouge comme :

  • Convoyeur des ambulances automobiles :
    • 1914 : Région de Paris
    • 1915 : Nieuwpoort-La Panne, Belgique
  • Chef de convoi : 1916 en Salonique.

D’octobre 1916 à l’été 1919, il effectue différentes missions diplomatiques :

  • Octobre 1916 : mission culturel aux États-Unis d’Amérique
  • 1918 : Membre du Haut-Commissariat Français aux États-Unis
  • Liaison avec les groupes dissidents nationaux d’Autriche-Hongrie
  • 1919 : Attaché à la Délégation française, Conférence de la Paix
  • Juillet 1919 : mission en Yougoslavie

Elisabeth Eyre de Lanux et Anne Françoise de Lanux, sa fille.

Il épouse le 9 octobre 1918 à New-York (USA),  Elisabeth Eyre (1894-1996). Elle deviendra une personne très en vue dans la société française comme styliste et décoratrice. Ils vivent entre Paris et New-York. Le couple aura une fille, Anne Françoise, surnommée « Bikou », née le 19 décembre 1925.

En 1923, il participe à la création du Comité d’action pour la Société des Nations, coordonnant l’activité des diverses associations françaises (Union fédérale des Mutilés, Groupement universitaire, Association française pour la S.D.N.). Par la suite, ce comité sera dirigé par M. Henry de Jouvenel.

De 1924 à 1934, il sera le chef du bureau de Paris de la Société des Nations (S.D.N.), l’ancêtre de l’ONU.

Le 17 février 1938, alors qu’il à un programme de conférences à Cleveland (USA), il rejoint son ami, Saint-Exupéry, qui est hospitalisé à Guatemala Ciutad après son accident survenu le 15 février 1938 lors du raid de New-York à Punta Arenas (document).

En 1939, il rejoint le Ministère de l’Information comme chef adjoint de la section d’Amérique.

De 1942 à 1945, il est chef de civilisation contemporaine au Collège de Middlebury (Vermont, USA). Il sera fait Docteur Honoris Causa de ce collège.

Il sera membre de la Conférence de San-Francisco (du 25 avril au 26 juin 1945). Cette conférence donnera naissance à l’Organisation des Nations Unis (ONU).

Durant cette période, il a effectué 15 voyages de conférences et il a visité les 48 états existants à cette période.

Il enseignera également à l’Ecole des Hautes Études Internationales sur le sujet : les États-Unis d’Amérique de 1925 à 1928).

Pierre Combret de Lanux est fait Chevalier de la Légion d’Honneur le 25 juillet 1932.

Il décède le  le 24 février 1955 à Neuilly-sur-Seine (92) à l’âge de 67 ans. Sa femme, Elisabeth Eyre, décédera le  8 septembre 1996 à Manhattan, New York (USA) , à l’âge de 102 ans.

En temps qu’écrivain, il publiera plusieurs livres et documents (liste non exhaustive) :

  • 1916 – Essai de jeu de guerre (Édition Berger-Levrault)
  • 1916 – La Yougoslavie. La France et les Serbes. Les crises de 1908 à 1916 ; l’esprit du Serbe combattant ; la Yougoslavie et l’évolution de l’idée nationale ; l’unité sud-slave et la paix, la valeur de l’alliance serbe (Édition Payot)
  • 1916 – Grammaire élémentaire de la langue serbe en collaboration avec Augustin Ouyévitch (Édition Delagrave)
  • 1924 – Éveil d’une éthique internationale (Édition Stock)
  • 1927 – La Vie de Henri IV (Édition Gallimard, Nrf)
  • 1932 – Sud (Édition Plon)
  • 1936 – La neutralité américaine en 1936 (Édition P. Hartmann)
  • 1941 – France de ce monde (Éditions de la Maison française)
  • 1942 – Têtes de pont (Édition Brentano’s)
  • 1947 – New York (Édition Hachette)
  • 1954 – New-York et ses environs (Édition Hachette)

Et il participera à la traduction des livres suivants :

  • 1911 – Judith (tragédie en 5 actes) – Édition M. Rivière (avec Gaston Gallimard)
  • 1914 – Principes de psycho-sociologie – Édition M. Giard et E. Brière
  • 1915 – L’Unité yougoslave, manifeste de la jeunesse serbe, croate et slovène
  • 1916 – Sir Arthur Evans. Les Slaves de l’Adriatique et la route continentale de Constantinople – Édition : London, the Near East
  • 1952 – La Vie de l’Océan – Édition Amiot-Dumont
  • 1960 – Les merveilles de la mer et de ses rivages – Édition Club des amis du livre (publié après sa mort).
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